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Réaliser son rêve (alias) Prendre une grande décision

Mis à jour : juin 10

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Pour moi, partir vivre à l'étranger est le résultat d'un long processus et la réalisation d'un vieux rêve.


Depuis mon enfance, "l'étranger" a toujours été un concept attrayant en soi.


Découvrir de nouvelles cultures, parler d'autres langues et vivre quelque part de nouveau m'ont toujours fascinés. Bien avant que les cours d'anglais ne débutent à l'école, ma mère - diplômée d'anglais et ancienne résidente écossaise - m'avait appris quelques phrases que je me plaisais à pratiquer dans ma tête.


J'ai toujours envié ceux qui avaient la chance, à un moment dans leurs vies, de vivre dans un autre pays. J'aurai adoré que mes parents trouvent un travail dans un autre pays et que notre famille s'y installe, comme certains de mes cousins partis vivre aux Pays-Bas pour quelques années.


Ensuite, j'ai rêvé de partir seule et de vivre dans une famille étrangère pour quelques temps, comme ma sœur ainée qui passa une semaine en Angleterre dans la famille d'un collègue de travail de mon père.

Pour plein de raisons, je n'ai pu expérimenter aucune de ces aventures pendant mon enfance.


Tout juste diplômée du baccalauréat, je suis entrée à l'université pour étudier le droit...et me suis immédiatement renseignée sur l'ensemble des programmes d'échanges internationaux offerts ! Il n'était possible de participer à aucun d'entre eux avant la troisième année de licence. J'ai donc candidaté pour l'Irlande au cours de ma deuxième année, mais ai échoué tant l'intégration du programme d'échange que mon année entière d'études...Pas dissuadée pour autant, j'ai de nouveau candidaté l'année suivante, cette fois pour la destination la plus lointaine que mon université proposait : Vancouver au Canada. Bingo !


C'est parti pour le Canada de septembre 2008 à août 2009. Incontestablement l'année la plus enrichissante et la plus instructive de mes études. Je n'y ai pas tellement appris de nouvelles connaissances juridiques mais j'y ai appris des compétences bien plus utiles pour la vie : la résilience, la flexibilité, la curiosité et une nouvelle langue...Cela a été une année très fructueuse qui m'a permis de cocher quelques éléments de ma "liste de rêves".


Je suis rentrée en France avec l'envie forte de repartir un jour.


Retour à la réalité pendant les années suivantes. Il était temps d'obtenir un diplôme, de me construire un projet professionnel...Période d'incertitudes et de défis. Le début de ma vingtaine était rempli de fêtes, d'amusements et de voyages. La fin de ma vingtaine était rempli de doutes, de sentiments d'échec et de changements drastiques.


Je laissais donc ma "liste de rêves" de côté pour quelques années et cherchais à me reconnecter avec qui j'étais réellement...un chemin semé d'embuches...


Entre-temps, ma trajectoire professionnelle me conduisait à travailler dans les affaires européennes au ministère de l'éducation nationale, ce qui redonnait corps à mon désir de vivre à l'étranger et ce qui lui donnait une nouvelle justification professionnelle.


Je me suis complètement retrouvée juste à temps pour la plus belle aventure de ma vie : ma rencontre avec mon future mari en 2017, quelques mois avant de fêter mon trentième anniversaire. Cette passion inattendue (qui ferait certainement un très bon sujet d'article...) m'a donné le coup de pouce final pour que ma "liste de rêves" soit de retour sur les rails et que je recommence à cocher quelques cases supplémentaires.

Michael déménageait en France mi-2018 et des discussions sur où nous pourrions vivre ensuite ont rapidement été sur la table.


Cependant, de nouveaux défis se présentaient depuis mes années étudiantes : comment allais-je vivre ? Où pourrais-je travailler ? Sous quel statut migratoire ? Comment me sentirais-je si loin de mes proches (surtout que j'étais, à l'époque, enceinte) ? Est-ce que je me sentais à l'aise pour reconstruire des amitiés à zéro ? Qu'est-ce qui me manquerait alors que je vivrais à l'étranger pour une durée indéterminée et est-ce que cela me manquerait trop ?

Je m'était construit une certaine sécurité au fil des ans. Financièrement, j'avais un travail bien payé. Socialement, mes amis étaient à côté. Émotionnellement, ma famille était proche...Déménager signifiait recommencer. Cette décision allait grandement me mettre au défi.


Puis, cela me frappa : le rêve de partir vivre à l'étranger refaisait surface !


Enfin ! Après des années à l'imaginer, une réelle opportunité se présentait. En plus, je ne partait pas seule, je serais avec quelqu'un du coin - bien plus confortable...


L'appréhension faisait partie du processus, et je n'avais qu'à l'accueillir (cela aussi ferait un bon sujet pour un article). D'abord, je devais décider ce que je voulais vraiment. Ensuite seulement j'aurai besoin de penser aux conséquences et de m'arranger pour que rentre dans l'ordre tôt ou tard.


Début 2019, moi et mon futur mari savions que nous rentrions avec notre bébé en Nouvelle-Zélande, sa terre natale, l'année suivante.


L'aventure est en marche...

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